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La News Letter

La News Letter « Beguines » vous informe sur tout ce qui concerne les béguinages et les béguines de hier et d’aujourd’hui. Vous pouvez y collaborer en envoyant des informations à  info@beguines.info

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Voici les dernières News à partir de la plus récente avec, entre parenthèses, la date leur envoi :

Marguerite Porete again (21-11-2018)

Un nouveau livre sur Marguerite vient de paraitre : Le livre de la femme qui brûle. Marguerite Porete. Connaissant l’auteur je ne doute point que ce sera un petit chef-d’oevre L’auteur, Jean-Yves Leloup, est un écrivain, philosophe, théologien et prêtre orthodoxe. Il a publié de nombreux ouvrages et a donné des traductions et des interprétations innovantes de l’évangile, des Épitres et de l’apocalypse de Jean, ainsi que des évangiles considérés comme apocryphes (Philippe, Marie, Thomas). Ce livre m’a été signalé depuis le Québec par mon ami Jacques qui écrit : « J’ai lu récemment le livre de Jean Yves Leloup – Les dits de la femme qui brûle, Marguerite Porete. Il commente certaines de ses plus profondes paroles. Le livre est une ode à la femme, à l’amour du Don, à Dieu au delà de Dieu. Jean Yves en dit ceci : « Je n’ai récolté ici que quelques étincelles, quelques braises de ce buisson ardent. On ne trouvera donc pas dans ce livre une étude exhaustive ou résumé de son œuvre;  je n’y ai recueilli que ce qui était suffisant pour soulager le froid de mon âme. »
Merci beaucoup, cher Jacques, pour cette lecture qui réchauffera aussi la nôtre.

Nel giardino delle beghine – In the beguines’ garden (5-11-2018)
by Martina Bugada

Nous étions environ soixante-dix personnes, bien plus que celles attendues par les organisatrices. Nous nous sommes réunies le samedi 27 octobre à Mantoue, via Dugoni, n. 12, pour inaugurer la nouvelle association « Nel giardino delle beghine  (Dans le jardin des béguines) » et son siège, tout aussi nouveau, gratuitement prêté par la congrégation des religieuses « Les petites filles de Sainte Marie couronnée ». Un bourgeon promu par la Sororità et accueilli par une tradition religieuse féminine encore existante, mais consciente de la nécessité d’élargir son enclos. Cette nouvelle association se veut un lieu de rencontre et de soutien pour toutes les femmes, de toute croyance et de toute culture, qui agissent pour la défense et la promotion de la femme. L’instrument principal seront les relations humaines, condition préalable à la construction d’une humanité de justice, y compris de genre, et de sororité, promouvant ainsi un nouvel ordre symbolique féminin. Que le mouvement des béguines soit la référence identitaire pour s’épanouir et définir les paradigmes de la nouvelle humanité est une reconnaissance très importante pour les béguines, elles qui sont encore de nos jours si souvent ignorées, dévaluées et même ridiculisées. En guise de synthèse finale, voici le commentaire de Delfina « Quelle joie de voir naître des espaces de liberté féminine! »

Prochain rendez-vous Dans le jardin des béguines à Mantoue, via Dugoni le 12, le 25 novembre à 15h30 pour une rencontre avec Silvana Panciera sur le thème « Connaitre le mouvement béguinal en Europe ».

Beginenreise 2018 in Switzerland, 29 April to 3 May (15-09-2018)

Je vous avais promis un compte-rendu du Beguinenreise 2018, le voyage d’étude organisé par l’infatigable Brita Lieb pour connaître le mouvement béguinal en Suisse. J’ai eu l’honneur, seule participante non allemande, de me retrouver avec une trentaine de femmes merveilleuses, dont la plupart se considéraient des béguines. Brita et Angelika portaient même le manteau typique des béguines et Anna s’émouvait aux larmes en parlant de ces « mères historiques ». Toutefois, malgré la disponibilité avec laquelle Gabi m’a en permanence accompagnée pour la traduction en anglais, je n’ai capturé qu’une petite partie des informations fournies lors des visites et des présentations. J’ai donc dû miser durant le temps passé ensemble sur toutes les ressources des langages non verbaux. Vraiment pas facile pour moi! À la fin de mes 2 jours avec elles, j’ai salué le groupe en disant que j’avais certainement loupé pas mal d’informations, mais certainement pas l’esprit de sororale amitié que j’y avais respiré. Merci donc à vous toutes, chères amies du Beguinenreise 2018, un voyage au tout féminin où la conductrice du bus aussi était une femme.
Pour vous qui n’y étiez pas, voici l’ intéressant texte Beguines in Switzerland présenté par Brita Lieb pendant le voyage et traduit en anglais par Gabi Bierkl. Et aussi, Béguines et Bégards écrit par Martina Wehrli-Johns pour le Dictionnaire historique de la Suisse. Bonne lecture.

UNESCO & Beguinages (30-08-2018)

Le 2 décembre 1998, l’UNESCO  incluait dans sa liste du patrimoine mondial treize béguinages flamands – Bruges, Dendermonde, Diest, Gand, Hoogstraten, Courtrai, Louvain, Lier, Malines, Sint-Amandsberg, Saint-Trond, Tongres et Turnhout. Turnhout et Leuven ont uni leurs forces et, avec d’autres partenaires, ont élaboré un programme de fête pour célébrer le vingtième anniversaire de cette reconnaissance. Le coup d’envoi des célébrations a eu lieu à Leuven au début du mois d’août avec l’ouverture de l’exposition itinérante ‘Begijnhoven. Age-age Contemporary ‘dans la bibliothèque universitaire de Ladeuzeplein. En décembre, aura lieu une importante conférence sur la spiritualité béguinale dans laquelle prendra la parole notre amie « béguine » Rita Fenendael.
Pour connaître le programme complet : https://begijnhofmuseum.turnhout.be/feestprogramma-20-jaar-unesco-werelderfgoed
 

Apolline Vranken (13-07-2018)

Apolline Vranken n’est pas une béguine, mais une jeune étudiante qui s’est fort penchée sur le monde béguinal au point d’en avoir fait le sujet de son mémoire de fin d’études du Master 2 en architecture à l’Université Libre de Bruxelles. Elle m’avait contactée en avril 2017 à propos de ce projet, nous avions eu des échanges et depuis elle est membre de notre News Letter. Grâce à mon amie Colette, j’ai appris que le mémoire d’Apolline dont le titre est « Des béguinages à l’architecture féministe. Comment interroger et subvertir les rapports de genre matérialisés dans l’habitat ? » vient de recevoir le Prix de l’Université des Femmes, prix qui récompense chaque année depuis 1996 deux mémoires de fin d’études ayant développé une thématique « femmes » avec les outils de l’analyse féministe. Nos plus vives congratulations à Apolline et merci pour m’avoir transmis le lien pour la consultation de son mémoire, Bonnes vacances bien méritées à elle et à nous aussi.

Pour rappel : notre cher « bégard » Graham Keen organise le mercredi 26 septembre une visite à deux béguinages de Gent. Pour info et inscriptions au plus tard le 12 septembre: grahamfranciskeen@gmail.com

 

Marie d’Oignies (22-06-2018)

Avant qu’en 1228 Grégoire IX n’interdise la prédication aux laïcs, des hommes et des femmes de remarquables charisme et autorité avaient le droit de prêcher, l’ainsi dénommé mandatum predicandi. Le livre « Anche i laici possono predicare? » ( Les laïcs aussi  peuvent-ils prêcher?) (E.Bianchi, C.U.Cortoni, F. Mandreoli, R.Saccenti, Edizioni Qiqajon, Bose Comunità, 2017, p.10) nous apprend que parmi les femmes qui jouissaient de cette reconnaissance, outre la très célèbre Hildegarde de Bingen, il y avait aussi la béguine Marie d’Oignies (1177-1213). Dans la section Portraits des béguines, vous trouverez une brève biographie de cette extraordinaire bienheureuse dont la Belgique conserve le culte et les reliques. En particulier, rappelons-la le 23 juin, date de sa mort à l’âge de 36 ans. Souvenons-nous de son dévouement pour les malades dans la léproserie de Willambroux  et de son autorité régénératrice. Grâce à celle-ci, elle a impliqué son mari Jean dans l’engagement de sainteté du couple et elle a transformé la vie de Jacques de Vitry qui, pour la suivre, a abandonné une brillante carrière de professeur à Paris. À Jacques, grand admirateur des béguines, nous devons la « Vie de Marie d’Oignies » (1216). Autour de Marie, s’est constituée la première communauté béguine historiquement datée.

Romana Guarnieri (25-05-2018)
Romana Guarnieri

 

Angelina da Montegiove (7-05-2018)
Anna Clotilde Filannino devant le protrait de la Bienheureuse Angelina da Montegiove

Nombreuses personnes  pensent qu’en Italie il n’y a pas eu de mouvement béguinal. Nous devons heureusement les contredire et affirmer qu’il était bien diversifié, avec des noms différents (humiliate, bizzoche, pinzochere …) en fonction des régions de résidence, et important. Mario Sensi écrit : « C’était un mouvement varié … qui a l’intention d’étudier le phénomène traverse une galerie de formes irrégulières de la vie religieuse … avec un mélange d’aspirations à la vie contemplative et des raisons socio-religieuses et économiques qui avaient empêché certaines femmes d’entrer dans le monastère » (Mario Sensi, Mulieres in Ecclesia  » Storie di monache e bizzoche, Centro Italiano di studi sull’alto medioevo, Spoleto, 2010, Tomes premier et deuxième, p.68)
Grâce à la collaboration de Sœur Anna Clotilde Filannino, érudite historienne et connaisseuse intime de la Bienheureuse Angelina de Montegiove des Comtes de Marsciano (1357-1435), fondatrice de la congrégation à laquelle appartient aussi Anna Clotilde, vous trouverez dans la galerie des portraits des béguines une histoire exemplaire du monde béguinal italien. En cliquant sur le nom en bleu de la Bienheureuse Angelina, vous pourrez lire de plus la version complète de la contribution qui m’a été envoyée par sa fille spirituelle, Anna Clotilde, que je remercie de tout coeur. Angelina da Montegiove, la dernière des quatre enfants du comte Giacomo da Binolo et d’Alessandra Salimbeni, orpheline à un très jeune âge, s’est mariée en 1383 avec Giovanni da Termis. Restée veuve après seulement quelques années, elle distribua tous ses biens aux pauvres et fonda plus tard un monastère ouvert à Foligno, très semblable à une communauté béguine qui conserva son style pendant longtemps malgré les pressions cléricales.

Beginen-Reise 2018 (18-04-2018)
Brita Lieb

Le «voyage béguinal» que Brita Lieb et DACHVERBAND  DER  BEGINEN organisent chaque année, aura cette année comme destination la Suisse. Pourquoi la Suisse? « Parce que la Suisse développe depuis 1998 une excellente recherche sur l’histoire du mouvement béguinal et parce que la présence des béguines y  était très dense, » nous lisons dans la lettre d’invitation au voyage. Par exemple, à Bâle, au milieu du XIVe siècle, il y avait jusqu’à 22 maisons de béguines.
Ainsi, du 29 avril au 3 mai, un important groupe de femmes voyagera entre Bâle, Zurich, Saint-Gall, Fribourg et la région du lac de Constance, apprenant beaucoup sur les «Sœurs Blanches», les sœurs de la forêt, la «danse de la mort» , mais aussi sur l’expulsion, parfois très traumatisante, subie par les béguines de Suisse.
Ayant le privilège de participer à une partie de ce voyage, j’espère pouvoir vous en faire une restitution, car vous auriez sans doute aimé être avec, mais cette fois cela n’aura pas été possible, en raison du nombre limité des participantes

« La nuit des béguines », a new book (09-01-2018)

Mon cher ami Michel Wolff me signale la publications du roman d’Aline kiner, La nuit des béguines, éditions Liana Levi, qui est pour nous de grand intérêt du fait qu’il nous plonge parmi les béguines de Paris au XIVe siècle. Je me limite à vous transmettre les informations reçues et à inviter qui le lirait à nous en envoyer une présentation. En voici une : La nuit des béguines.

Mooie Feestdagen (30-12-2017)

Pour terminer en beauté le très célèbre 750ème anniversaire, dimanche 17 décembre le béguinage de Breda a organisé un événement artistique musical inspiré à l’artiste hollandais Anton Pieck. En ce faisant les responsables et les habitantes du béguinage ont voulu souhaiter « Joyeux Noël et bonne année ».
Nous ne comprendrons peut-être pas tous les textes de la vidéo https://youtu.be/ZS2cjf04urE mais nous apprécierons les belles musiques et les magnifiques images du béguinages de Breda et nous participerons de cette ambiance de fête et de joie que ce court tournage nous offre.
Au béguinage de Breda, à tous les béguinages qui existent et à ceux qui sont en train de naître, aussi à ceux qui pour le moment n’existent que dans nos rêves et nos espoirs, meilleurs vœux pour une année 2018 riche de belles surprises.

Dieudonné Dufrasne (4-11-2017)

Dieudonné Dufrasne était né en 1938 à Cuesmes dans le Borinage charbonnier, dans ce village de mineurs où le peintre Vincent Van Gogh avait séjourné pour un temps comme prédicateur de la Bible en 1878. Devenu moine bénédictin en 1959 et puis ordonné prêtre en 1963, Dieudonné était l’un des fondateurs du monastère de Clerlande où le 27 octobre 2017 ont eu lieu ses funérailles. Là il s’était particulièrement consacré au renouvellement de la liturgie, mais aussi à l’animation de groupes et à accueil généreux  dont j’ai pu aussi bénéficier au moment  de mes recherches sur les béguines. Son nom restera lié à la publication en 2007 de Libres et folles d’amour, l’un des premiers ouvrages de divulgation sur le mouvement béguinal, successivement traduit en italien avec le beau titre « Donne moderne del Medioevo » (Femmes modernes du Moyen Age). Un livre où l’on découvre sa profonde admiration pour l’audace amoureuse des béguines et où il en dépeint en particulier trois d’entre elles : Mechthild de Magdebourg, Hadewijch et Marguerite Porete. Je l’avais connu personnellement en 1997, au moment de la préparation de DVD « All om all » car il était l’un de leurs amoureux qui pouvait valablement me conseiller.
Dieudonné a été  « Un homme de Dieu à hauteur d’homme. Sa douceur, son intelligence, sa parole juste expriment combien lui tenait à cœur le fait d’être témoin d’un Dieu qui se fait chair dans nos joies et nos peines » écrit Marcela Lobo dans l’un des 52 hommages réunis dans http://www.clerlande.com/2017/10/deces-du-pere-dieudonne
A-Dieu, cher Dieudonné. La terre nous réclame et le Ciel nous accueille.

Visiting Belgian Beguinages (25-10-2017)
Malines, église béguinale

La Belgique est le pays qui actuellement compte le nombre le plus important de béguinages historiques tels qu’ils se sont développés dans les anciennes Flandres. Depuis 1998, 13 d’entre-eux ont été reconnus par l’UNESCO comme patrimoine mondial de l’humanité (voir le site http://whc.unesco.org/fr/list/855 ) . Comme toujours, pour bien apprécier les trésors historiques, un(e) guide est le bienvenu(e). Alors en voilà un spécial : je vous présente Monsieur Graham Keen. Ce britannique qui habite la Belgique depuis 40 ans, au moment de sa retraite, il y a de cela 5 ans, a découvert les béguinages  et depuis lors il est devenu un grand passionné compétent du sujet. Il donne des conférences à l’aide de ses 300 photos et propose des visites bénévoles dans divers béguinages. Il demande juste une bière après avoir longuement parlé. Le 18 novembre, en collaboration avec le béguinage de Béthel, il a prévu une visite aux béguinages de Malines (Mechelen). Vous pourriez bien sur vous joindre à ce groupe en lui écrivant à : grahamfranciskeen@gmail.com ou en lui téléphonant au (++)32- (0)478 104.341. Merci cher Graham pour cette présence passionnée.
Je signale aussi d’autres guides bien expérimentées :
Mme Liesbet Peeters <peeters.liesbet@telenet.be> pour le béguinage de Turnhout
Mme Alessia Vallarsa <alessiavallarsa@gmail.com>  pour les trois béguinages de Gent
Mme  Debby Van Linden <debby_van_linden@hotmail.com > pour divers béguinages (avec rémunération).
Bonnes visites bien guidées lorsque l’occasion se présentera.

Breda beguinage : happy 750° birthday (19-09-2017)
De gauche : Vanna, Alessia, Silvana, Marzia, Nadia, Tilde, Cristina, Martina

Nous donnons avant tout la bienvenue dans la News Letter Beguines aux nouvelles personnes, dont plusieurs étaient présentes au colloque « Le mouvement béguinal hier et aujourd’hui » magnifiquement organisé à Breda le 23 août 2017. J’ ai moi-même patiemment inscrit leurs adresses électroniques disponibles dans la publication distribuée en ce jour. Cette rencontre a été l’une des nombreuses initiatives organisées par le béguinage de Breda pour honorer le 750ème anniversaire de sa fondation (1267-2017). A cette rencontre ont participé près de 140 personnes, femmes et hommes provenant des Pays Bas bien sûr, mais aussi de la France, de la Belgique, de l’Allemagne et huit femmes italiennes. C’est nous sur la photo et derrière nous se trouve le pré du béguinage où autrefois  on étalait les draps pour les blanchir. A coté, aujourd’hui encore poussent des plantes aromatiques et médicinales. Ce colloque marque un avant et un après dans l’historique du mouvement béguinal européen, aussi bien pour la qualité des exposés que pour la possibilité offerte pour la première fois à diverses communautés de femmes européennes, inspirées par le mouvement béguinal historique, de se retrouver, de se connaître personnellement et d’échanger leurs adresses pour continuer à interagir.  Merci donc à tous ceux et celles qui ont permis la réalisation de cet événement, et en particulier au Président Ed Wagemakers, au « Chairman » Albert Martens et à l’omniprésent Martin Rasenberg, mais aussi aux bénévoles qui ont assuré les traductions, qui ont servi le café, qui ont préparé la salle, suivi la technique et encore. Merci. Dank U.
Pour lire les interventions, dans la langue de leur présentation, allez sur le site http://www.begijnhofbreda.nl/wp-content/uploads/2016/12/Binnenwerk_congres-2.pdf?x87368. Des traductions sont déjà disponibles (et d’autres suivront) en cliquant sur Jubileum 2017: http://www.begijnhofbreda.nl/internationaal-wetenschappelijk-congres
Bon anniversaire a ce béguinage bijou et à ses chanceuses résidentes.

German modern beguinal  movement (04-09-2017)

Il y a  une semaine, durant  le WE du 25-27 août, encore une fois a eu lieu l’importante rencontre de toutes les béguines allemandes. Cela fait déjà des années, précisément depuis 2002, que durant le dernier WE d’août ce rendez-vous, organisé par leur Fédération marque un moment de réflexion, de mise en commun, mais aussi d’ insouciance et d’allégresse. Le thème de cette année n’était pas moins que l’utopie béguinale. Et la recherche sous-jacente était de marquer les traits de l’ utopie au sein de l’important mouvement des beguines allemandes modernes. Nous espérons avoir prochainement quelques traces des échanges intervenus parmi les plus des 100 femmes attendues à la rencontre.  Pour avoir visité, grâce à Brita Lieb et à son fils,  trois béguinages modernes, Bochum, Schwerte et Koln, sur la route du retour après le très important colloque tenu à Breda le 23 août, (et dont vous saurez davantage dans un suivant message) nous avons trouvé dans ces lieux un style de vie et une attitude face à la vie et au vieillissement qui nous paraissent vraiment déjà une utopie en action. La centralité des relations humaines, le respect  de la création, la valorisation des femmes dans une optique féministe, l’aide réciproque, l’attention et l’ouverture aux besoins du voisinage et là où une dimension spirituelle est forte, comme Bochum par exemple, le dépassement des fractures historico-théologique non pas pour les banaliser, mais bien pour en faire une incitation à la complémentarité, font partie du quotidien. Merci, chères béguines allemandes pour tant de vitalité et tant de grâce dans la normalité de la vie quotidienne.

Beguines & chocolate (28-07-2017)

En attendant l’important colloque « Le mouvement béguinal, hier et aujourd’hui » qui aura lieu dans le béguinage de Breda le 23 août, je vous propose une info légère et sympathique qui savoure le chocolat. La firme Corné-Port Royal, fondée à Bruxelles en 1932 par Maurice Corné, qui a déjà à son acquis quelques copyright de célèbres pralines (dont Manon, à la crème fraîche), a mis sur le marché des petits chocolats qui sur l’emballage présentent un site caractéristique de la Belgique. Dans la photo, vous pouvez voir  le béguinage de Bruges. Bien trouvé, n’est-ce pas ?
Et à propos de pralines et de béguines, il pourrait à vous aussi vous arriver de trouver dans l’un des textes des Baci Perugina, une phrase de Béatrice de Nazareth (élevée chez les béguines avant de devenir ensuite moniale cistercienne) « L’amour est sans pourquoi » ou une de la béguine Hadewijch « Dans les eaux profondes ou sur les sommets, l’amour est toujours le même« . Les pralines Baci Perugina avec leurs textes sur l’amour sont en commerce depuis 1922. (voir https://www.perugina.com/it/prodotti/baci au cas où vous ne les connaîtriez pas). Vous vous en doutez :  ce ne sont pas des avis publicitaires, mais le plaisir de partager la découverte de traces béguinales dans notre quotidien.

Corpus Christi Feast (03-06-2017)


Saviez-vous que la fête Dieu (Sacramentsdag en néerlandais), qui sera célébrée le prochain 18 juin, a été instituée en 1264 par le pape Urbain IV à la suite de la vision reçue par Julienne de Cornillon (1193-1258)? Julienne, orpheline dès son jeune age, fut accueillie ainsi que sa sœur Agnès, dans la communauté béguinale qui s’occupait de la léproserie de Mont Cornillon, aux portes de Liège (Belgique). Plus tard, Julienne deviendra moniale cistercienne. Les textes des prières et les hymnes de la célébration, dits « Animarum cibus » (la nourriture de l’âme) sont en général attribués à saint Thomas d’Aquin. Mais des experts USA ont récemment découvert que les textes de l’office préparés par le célèbre théologien sont en grande partie dérivés du travail de Julienne. Encore une fois les femmes aux oubliettes!
Grace à la Confrérie du Saint Sacrement de Niervaert en collaboration avec le béguinage de Breda, deux importantes initiatives seront bientot organisées: le jeudi 15 juin de 12h à 17h dans l’église du béguinage de Breda seront exposées les reliques de Sainte Julienne qui arriveront expressément de Retinne (Liège). Ensuite à 20h, sera célébrée la Messe, suivie de la procession. Voulez-vous réserver une place ? Écrivez au Président de la Confrérie, notre cher Martin Rasenberg : info@niervaertgilde.nl

Beguinages & Cohousing (28-05-2017)


Une nouvelle publication eBook vient enrichir la littérature à propos du monde béguinal. L’auteure, Milena Garavaglia, travaille dans un centre d’aide à la santé mentale et est aussi une passionnée du thème béguinal ainsi que membre de notre News Letter
(milgarav@libero.it). L’opportunité de participer au Beginenreise (Voyage des béguines dans la région du bas-Rhin) a permis à Milena de visiter des béguinages modernes et anciens et d’observer l’expérience de vie communautaire. L’eBook commence par décrire les besoins de l’habitat au féminin et de l’actuelle recherche de formules habitables, avec attention aux relations de voisinage et au ressenti « spirituel ». Le Cohousing offre un cadre au sein duquel développer des nouveaux béguinages. Milena prend en modèle le béguinage de Bochum et elle le décrit avec enthousiasme. Dans la partie didactique de l’eBook on trouve des fiches d’information : qui sont les béguines, quels sont les critères pour démarrer un béguinage, etc.des idées utiles à ressortir pour des pratiques de vie intéressantes. En outre, il y a des témoignages des directes protagonistes, parmi lesquelles, Brita Liebe, la formidable organisatrice dei Beginenreise.
Félicitations à Milena pour le sérieux et la ténacité de cette réalisation, que l’on peut trouver et acheter à partir de ce link :
https://www.amazon.it/kindle/dp/B071L8WTD2/ref=rdr_kindle_ext_eos_det